Article de blogue

L'amende de 176,9 millions de dollars canadiens infligée par le CANAFE à une plateforme d'échange de cryptomonnaies démontre les coûts de la non-conformité.

Simon Grant, Jessica Horwitz, Andrew Bozzato et Nicole Liu
24 octobre 2025
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La sanction administrative pécuniaire de 176,9 millions de dollars canadiens imposée à Xeltox Enterprises Ltd., une plateforme d'échange de cryptomonnaies basée à Vancouver et exploitée à l'étranger et opérant sous le nom de Cryptomus, par le Centre d'analyse des opérations et déclarations financières du Canada (CANAFE) le Octobre 22, 2025, met en évidence les dangers réglementaires auxquels sont confrontées les plateformes d’échange de cryptomonnaies qui opèrent au Canada en dehors de la loi.

Dans le cadre de la plus importante sanction administrative jamais imposée par le CANAFE, Cryptomus a été reconnu coupable de 2 593 infractions, dont l'omission de déclarer 1 068 opérations suspectes. Ces infractions concernaient des transactions sur les marchés clandestins et des produits liés à la traite d'enfants, à la fraude, aux paiements par rançongiciel et au contournement des sanctions, ainsi que le non-respect d'une directive ministérielle concernant les opérations financières liées à la République islamique d'Iran. Le CANAFE a également constaté l'omission de déclarer 1 518 opérations impliquant la réception de 10 000 $CA ou plus en monnaie virtuelle de la part de clients, entre autres infractions.

Comme nous l’avons détaillé précédemment, les bourses de cryptomonnaies qui opèrent au Canada sont soumises au respect des exigences de lutte contre le blanchiment d’argent et de connaissance du client (AML/KYC) en vertu de la Loi sur le recyclage des produits de la criminalité et le financement des activités terroristes (Canada) (la LRPCFAT).

Les difficultés réglementaires rencontrées par Cryptomus au Canada ne se limitent pas à l'amende imposée par le CANAFE. Cryptomus avait également été sanctionnée par la Commission des valeurs mobilières de la Colombie-Britannique (BCSC) pour avoir exploité une plateforme d'échange de cryptomonnaies sans se conformer aux exigences d'inscription prévues par la Loi sur les valeurs mobilières de la Colombie-Britannique.

Dans l'ordonnance temporaire émise contre Cryptomus le 20 mai 2025, il était interdit à Cryptomus de négocier des titres ou des produits dérivés et de se livrer à des activités promotionnelles.

L’exemple de Cryptomus, bien qu’extrême en raison de la nature spécifique des violations, met en évidence le sérieux des régulateurs canadiens dans l’application des lois applicables et les sanctions auxquelles sont confrontées les bourses de cryptomonnaies qui servent les résidents du Canada sans fonctionner dans le respect de la loi, comme nous l’avons détaillé précédemment.

Il convient également de noter que les opérations d'évasion fiscale ont été citées parmi les autres infractions liées aux produits de la criminalité comme motif de cette pénalité. Les récentes modifications apportées à la LRPCFAT et à son règlement d'application exigent désormais des entités déclarantes qu'elles déclarent au CANAFE toute opération soupçonnée d'impliquer des personnes ou des biens visés par des sanctions, en plus des traditionnelles déclarations d'« opérations douteuses » concernant les opérations impliquant des produits de la criminalité présumés. Cela témoigne de l'utilisation croissante des lois sur la lutte contre le blanchiment d'argent comme mécanisme d'application civile des lois canadiennes sur les sanctions économiques.

Si vous avez des questions concernant la garantie que votre plateforme d'échange de cryptomonnaies fonctionne en conformité avec les lois canadiennes AML/KYC ou les lois sur les valeurs mobilières, veuillez contacter l'un des auteurs ou un membre du Bennett Jones Fintech Group ou du Anti-Money-Laundering Group.

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La présente publication offre un aperçu des tendances juridiques et des mises à jour connexes à titre informatif seulement. Pour obtenir des conseils personnalisés, veuillez communiquer avec l’un des auteurs.

Note : Cette traduction a été générée par l’intelligence artificielle.