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L’Alberta et le Canada signent un accord de coopération pour réduire la duplication des évaluations

Ashley White, Jason Roth, Larissa Lees et Tinashe Muzah
22 avril 2026
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Le 2 avril 2026, le Government of Alberta (Alberta) et dans Government of Canada (Canada) annoncé l’exécution d’un document finalisé CAccord de coopération sur l’évaluation environnementale et des impacts (Accord de coopération). L’Accord de coopération établit un cadre permettant au Canada et à l’Alberta de réduire les chevauchements et d’œuvrer à une approche plus rationalisée de l’évaluation d’impact fédéral en vertu de la Loi sur l’évaluation d’impact (LEI) et de l’évaluation environnementale provinciale en vertu de la Loi sur la protection de l’environnement et l’amélioration de l’environnement (LPEE).

L’accord de coopération reflète l’objectif de politique du Canada d’adopter une approche consistant à réaliser « un projet, un examen », qui vise à améliorer l’efficacité des processus réglementaires et d’autorisation fédéraux et provinciaux pour les grands projets et à offrir une certitude aux promoteurs, aux partenaires autochtones, aux investisseurs et aux parties prenantes.

L’entente de coopération fait suite au protocole d’entente (PE) du 27 novembre 2025 entre l’Alberta et le Canada, dans lequel les gouvernements se sont engagés à négocier une entente de coopération sur les évaluations d’impact au plus tard le 1ᵉʳ avril 2026. Pour en savoir plus, veuillez consulter nos analyses précédentes : Le budget de 2025 et le protocole d’entente entre le Canada et l’Alberta réaffirment l’engagement du Canada en faveur d’une économie propre, Les efforts canadiens en matière d’IA en 2025 : un bilan de l’année et les grands projets à l’horizon en Alberta : le gouvernement de l’Alberta annonce un délai d’approbation des grands projets de 120 jours.

Aperçu du cadre de l’accord de coopération

L’accord de coopération établit un cadre de coopération visant à réduire les doublons et à favoriser des processus d’évaluation coordonnés entre les régulateurs fédéraux et provinciaux.

Pour les projets qui relèvent principalement de la compétence de l’Alberta, le Canada s’appuiera sur l’évaluation et les processus réglementaires de l’Alberta, y compris, le cas échéant, pour traiter les effets qui relèvent de la compétence fédérale. Pour les projets situés sur des terres fédérales ou impliquant des entreprises fédérales, le Canada intégrera les processus d’évaluation et de réglementation de l’Alberta dans le processus d’évaluation fédéral – si cela est « applicable et souhaité » par l’Alberta.

Pour les projets nécessitant à la fois une évaluation fédérale et provinciale, le Canada et l’Alberta élaboreront un arrangement définissant les rôles, les responsabilités, les activités et les échéanciers, dans le but d’obtenir un processus d’évaluation coordonné ou unique qui satisfait aux exigences législatives des deux juridictions.

Afin de soutenir ce cadre, l’Accord de coopération prévoit ce qui suit :

  • Notification et partage d’informations rapides : Le Canada et l’Alberta se notifient dès que possible les projets proposés qui pourraient déclencher à la fois des évaluations fédérales et provinciales en vertu de la LIEE et de la LEP, respectivement.
  • Soutien pour gérer les effets fédéraux : lorsque le Canada s’appuie sur les processus de l’Alberta, il fournira un soutien et une expertise appropriés en ce qui concerne les effets relevant de la compétence fédérale.
  • La coordination des processus d’évaluation : les parties coordonneront les approches d’évaluation, y compris les exigences en matière d’information, les échéanciers et les occasions de participation du public et des peuples autochtones, lorsque les processus fédéral et provincial s’appliquent tous deux.
  • Les projets interjuridictionnels : pour les projets qui franchissent les frontières provinciales ou territoriales, le Canada et l’Alberta chercheront à appliquer les principes de l’Accord de coopération en coordination avec la juridiction concernée.
  • Résolution des différends : la convention prévoit un processus de résolution par lequel les désaccords concernant l’interprétation ou la mise en œuvre doivent être réglés par consultation et coopération, en commençant au niveau opérationnel et en étant portés, si nécessaire, aux échelons supérieurs.

Le Canada s’engage également à ce que toute évaluation fédérale requise en vertu de l’Accord de coopération soit achevée dans un délai maximal de deux ans à compter de la réception de la description initiale du projet, conformément aux politiques et aux lignes directrices de l’Agence d’évaluation d’impact du Canada.

La convention de coopération peut être résiliée par l’un ou l’autre gouvernement moyennant un préavis écrit de 90 jours.

Considérations relatives à la consultation et à la participation des Autochtones

Pour les projets relevant principalement de la compétence de l’Alberta, le Canada reconnaîtra que l’Alberta est la mieux placée pour consulter les peuples autochtones conformément aux politiques et aux pratiques de consultation de l’Alberta ; toutefois, le Canada continuera de consulter les peuples autochtones à l’égard des décisions fédérales prises en vertu de la LRE.

L’entente de coopération met l’accent sur un engagement précoce, notamment en informant rapidement les groupes autochtones des projets et des processus d’évaluation proposés. Le Canada s’engage également à collaborer avec les peuples autochtones en ce qui concerne le partage et la protection des connaissances autochtones, et l’Alberta s’engage à recevoir, à partager et à prendre en considération les connaissances autochtones.

De plus, le Canada et l’Alberta coordonneront l’attribution des fonds fédéraux pour soutenir la participation des Autochtones aux processus d’évaluation et chercheront à coordonner des communications ouvertes, transparentes, efficaces et rapides avec le public afin de favoriser la participation aux évaluations.

Considérations relatives aux compétences

La convention de coopération prévoit qu’aucun gouvernement ne cède ni ne limite aucune juridiction, aucun droit, aucun pouvoir, aucun privilège, aucun prérogative ou aucune immunité en concluant la convention.

L’accord de coopération confirme en outre que l’Alberta conteste la constitutionnalité de la LIA et ne reconnaît pas sa constitutionnalité. La position de l’Alberta demeure inchangée à la suite de la décision de la Cour suprême du Canada d’octobre 2023, selon laquelle la LIE était inconstitutionnelle, et des modifications subséquentes apportées à la LIE par le Canada en avril 2024. L’Alberta continue de faire valoir son contestation constitutionnelle, qui a été plaidée devant la Cour d’appel de l’Alberta en février 2026. Pour en savoir plus, veuillez consulter nos articles de blog suivants : La Cour suprême du Canada déclare la Loi sur l’évaluation d’impact inconstitutionnelle, Modifications apportées à la Loi sur l’évaluation d’impact annoncées : de nombreuses questions restent sans réponse et Après la nouvelle loi C-69 : un plan, une directive et ensuite quoi?

Réflexions finales

L’Accord de coopération s’inscrit dans un ensemble plus vaste d’initiatives politiques menées conjointement par le Canada et l’Alberta, visant à rationaliser les processus d’approbation et les cadres réglementaires pour les grands projets. Ces éléments comprennent le Bureau des grands projets fédéraux créé en septembre 2025 et la loi 30 de l’Alberta, la Loi sur l’approbation accélérée des grands projets (120 jours), qui a été annoncée le 14 avril 2026 et vise à mettre en œuvre un délai d’approbation des grands projets de 120 jours.

Bien que les détails de la mise en œuvre restent à être élaborés, l’alignement entre les initiatives fédérales et provinciales témoigne d’un intérêt continu pour la réduction des chevauchements et l’amélioration de l’efficacité et de la prévisibilité des approbations de projets. Si ces mesures sont mises en œuvre efficacement, elles pourraient renforcer la certitude réglementaire et améliorer l’environnement d’investissement pour les grands projets d’énergie, d’infrastructure et de ressources au Canada.

Bennett Jones Energy Group

Bennett Jones est le cabinet d’avocats de premier plan en droit de l’énergie au Canada, et possède le plus important groupe d’avocats spécialisés dans ce domaine à l’échelle nationale, œuvrant dans tous les secteurs de l’industrie. Nos groupes de pratique en matière de réglementation de l’énergie et d’énergie aident les clients à développer d’importants projets énergétiques, d’infrastructure et de construction grâce à des conseils juridiques stratégiques et axés sur les affaires. Pour discuter des opportunités que le calendrier d’approbation et les récentes annonces présentent, n’hésitez pas à contacter les auteurs.

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Note : Cette traduction a été générée par l’intelligence artificielle.

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