Bennett JonesPerspective Comment le capital-investissement change la donne pour les sports nord-américains et au-delàPar Curtis Cusinato, Spencer Daniel et Nadia Plawiuk 16 décembre 2025 ![]() Auteur(e)s Curtis A. CusinatoVice-président et associé Spencer DanielAvocat Nadia PlawiukAvocate
Au cours des dernières années, l’investissement en capital-investissement dans le sport a augmenté à l’échelle mondiale, marquant un changement transformateur dans le paysage financier et opérationnel du sport professionnel. Le marché mondial du sport était évalué à près de 516 milliards de dollars américains en 2024, et les prévisions indiquent qu’il dépassera 893 milliards de dollars américains d’ici 2034. Les grandes ligues nord-américaines, dont la NFL, la NBA, la MLB, la LNH et la MLS, ont réagi à cet élan en assouplissant les restrictions en matière de propriété depuis 2020, permettant aux sociétés de capital-investissement d’acquérir des participations minoritaires et favorisant l’intensification des transactions. En 2024, les placements minoritaires représentaient 48 % du volume des transactions, ce qui reflète une tendance croissante des structures de placement passif. Aujourd’hui, plus de 74 équipes sportives nord-américaines sont soutenues par du capital-investissement ou affiliées à celui-ci, et beaucoup plus considèrent le capital-investissement comme un partenaire de croissance stratégique dans un contexte de hausse des évaluations des équipes d’évolution des modèles de monétisation. La portée du capital-investissement dans les sports dépasse maintenant largement la propriété d’équipes. Les investissements s’orientent vers les marchés verticaux du sport comme les infrastructures de stades, les entreprises de technologie sportive, les droits médiatiques, les commandites et les paris sportifs, ce qui transforme profondément l’activité sportive. Pourquoi les sports gagnent : l’attrait stratégique et économique des investissements sportifsL’attrait du capital-investissement dans le domaine du sport est motivé par une combinaison de caractéristiques uniques :
Investissements sportifs emblématiques par des fonds de capital-investissement canadiensLes organisations canadiennes jouent un rôle de plus en plus important dans les transactions marquantes, tirant parti de leur position pour saisir des occasions au pays tout en poursuivant des investissements transfrontaliers. Du côté des franchises, le capital-investissement canadien a joué un rôle visible dans plusieurs acquisitions importantes :
Au-delà de la propriété d’équipes, le capital-investissement canadien s’est considérablement étendu aux marchés verticaux du sport :
L’investissement privé au Canada : nouvelles possibilités stratégiquesLes récentes activités de capital-investissement dans le sport nord-américain se sont concentrées aux États-Unis, où se trouvent la majorité des franchises professionnelles. Des transactions très médiatisées — telles que les investissements de plusieurs milliards de dollars de Sixth Street Partners dans les Boston Celtics et les New England Patriots, la participation d’Ares Management dans les Miami Dolphins, et l’intérêt de propriété d’Arctos Partners dans les Buffalo Bills — illustrent l’ampleur et la dynamique des investissements en capital-investissement dans le sport au sud de la frontière canadienne. Cette tendance crée une ouverture claire pour le Canada. Avec l’attention mondiale en hausse et l’évolution des marchés domestiques, les investisseurs canadiens disposent d’une occasion opportune de reproduire ce succès et de façonner la prochaine vague d’investissements en capital-investissement dans l’industrie sportive. Coupe du monde 2026 : un catalyseur pour l’investissement sportif canadienLa prochaine Coupe du monde de la FIFA en 2026, au cours de laquelle le Canada est un pays hôte, offre une occasion unique pour le Canada d’attirer une attention et des capitaux semblables. Ce tournoi historique devrait apporter au Canada une poussée sans précédent de tourisme, d’investissement et de visibilité mondiale, servant de catalyseur rare pour l’économie sportive du pays en créant des possibilités d’investissement qui s’étendront bien au-delà du championnat. Le tournoi devrait générer des milliards de dollars d’activité économique grâce à la modernisation des stades, à l’expansion de l’hôtellerie, à l’infrastructure numérique, aux activités événementielles et au déploiement de technologies sportives, des domaines où le capital-investissement a déjà démontré un grand intérêt et un grand succès aux États-Unis et au Canada. Les récentes transactions liées à la Coupe du monde illustrent cette trajectoire, notamment l’achat par Providence Equity Partners de Global Critical Logistics, le fournisseur officiel de logistique pour la Coupe du monde de la FIFA de 2026, dans le cadre d’une transaction évaluée à plus de 1 milliard de dollars américains. À mesure que les préparatifs de la Coupe du monde s’accélèrent, le Canada devrait voir émerger des occasions d’investissement semblables. Sports féminins : le prochain marché en croissanceLes ligues féminines représentent une occasion intéressante pour les sociétés de capital-investissement à la recherche d’occasions d’investissement dans le sport à forte croissance et à faible coût. L’élan du secteur est clair : les revenus mondiaux du sport féminin devraient atteindre 2,35 milliards de dollars américains d’ici 2025, soit une hausse de près de 240 % en seulement trois ans. Ce qui distingue ce secteur, c’est son fort attrait commercial et l’engagement des commanditaires : les amateurs de sports féminins sont deux fois plus susceptibles d’acheter des produits endossés par des athlètes féminines, 54 % connaissent mieux les commanditaires et 45 % sont plus enclins à envisager de commanditer des marques de sports féminins ou à acheter de telles marques. Ces mesures mettent en évidence la capacité du secteur à offrir un engagement authentique et une valeur exceptionnelle pour les investisseurs. La Coupe du monde de la FIFA de 2026 étant sur le point d’insuffler une visibilité et un enthousiasme sans précédent pour le soccer au Canada, la Northern Super League (NSL), la première ligue de soccer féminine nationale au Canada, est un exemple remarquable d’une occasion d’investissement prometteuse dans les sports féminins. En tant que seule ligue de soccer professionnelle au Canada, l’expansion prévue de NSL en 2027 et son partenariat avec Whitecap Sports Group pour recruter de nouveaux groupes de propriétaires offrent aux sociétés de capital-investissement canadiennes la possibilité de tirer parti de l’élan culturel et d’investir dans des équipes qui offrent de faibles coûts d’entrée et un potentiel de croissance attrayant. La Ligue professionnelle de hockey féminin (PWHL) est une autre opportunité à suivre. Bien que la ligue et ses équipes soient actuellement détenues en propriété exclusive par le Mark Walter Group, dirigé par Mark Walter, chef de la direction de Guggenheim Partners, les tendances plus générales observées dans les grandes ligues sportives, qui s’éloignent des modèles de propriété unique, comme c’est le cas dans les ligues comme la WNBA, pourraient éventuellement inciter à vendre des franchises individuelles de la PWHL ou des participations minoritaires. Cette possibilité mérite une attention particulière, car elle offrirait aux investisseurs un rare point d’entrée en début de croissance. La hantise des investissements fructueux : structure, gouvernance et conformitéAlors que les ligues assouplissent les restrictions d’investissement de longue date, la propriété s’oriente vers des modèles et des structures juridiques qui demeurent largement non testés dans l’industrie du sport. Ces changements apportent de nouvelles complexités aux investissements en capital-investissement aux États-Unis et au Canada qui exigent une approche juridique disciplinée axée sur trois considérations clés :
Une nouvelle ère pour le capital-investissement canadien dans le sportLe rôle croissant du capital-investissement dans le sport marque un changement fondamental dans la façon dont le secteur fonctionne et croît. Qu’il s’agisse de franchises de ligues majeures ou de nouveaux marchés verticaux du sport, le capital privé redéfinit l’architecture financière du sport professionnel et ouvre des possibilités sans précédent d’innovation et de création de valeur. L’objectif est clair : exploiter le potentiel financier tout en préservant l’intégrité et la passion qui rendent le sport unique. Le sport universitaire canadien, par exemple, se trouve à un point d’inflexion qui pourrait se prêter idéalement à un modèle d’investissement en capital-investissement. Ce concept n’est pas théorique : la National Collegiate Athletic Association (NCAA) et ses équipes expérimentent activement des cadres d’investissement privé, comme en témoigne le partenariat novateur de l’Université de l’Utah avec un collectif soutenu par des fonds de capital-investissement, qui devrait fournir plus de 500 millions de dollars américains en capital à son département des sports. Cela marque un changement transformateur dans la manière dont les programmes de la NCAA peuvent assurer un financement durable — offrant des approches que U SPORTS, l’organisme national de régie du sport universitaire au Canada, pourrait adopter. Réalisé de manière responsable, le capital privé pourrait devenir le catalyseur qui préserve et renforce le sport universitaire canadien à long terme. Des développements récents, comme la décision de l’Université McGill de mettre fin à 25 équipes sportives universitaires, soulignent les pressions financières auxquelles font face les programmes de U SPORTS. Ces défis reflètent un problème structurel plus profond : le modèle de financement traditionnel du sport universitaire canadien ne suffit plus à maintenir les programmes. Les modèles de capital-investissement pourraient contribuer à regrouper et commercialiser les droits médiatiques et de commandite, moderniser les installations et financer des bourses — réduisant ainsi la dépendance aux budgets annuels des universités et aux cycles de dons. Que ce soit au Canada ou sur la scène mondiale, le capital-investissement ne fait pas que participer à cette évolution, il définit l’avenir du sport et trace la voie pour les décennies à venir. Groupe capital-investissement de Bennett JonesLe groupe de capital-investissement de Bennett Jones est un chef de file au Canada. Nous conseillons des commanditaires de capital-investissement, des sociétés de portefeuille ainsi que d’autres fonds et investisseurs institutionnels sur des transactions transfrontalières complexes, la structuration et la création de valeur, en offrant des stratégies sur mesure qui maximisent les rendements et gèrent les risques. Pour en savoir plus, nous vous invitons à communiquer avec les auteurs ou avec les personnes-ressources clés du groupe de capital-investissement : Curtis Cusinato, Matthew Hunt et Kristopher Hanc. Demandes de republication Pour obtenir l’autorisation de republier la présente publication ou toute autre publication, veuillez communiquer avec Bryan Canning at canningb@bennettjones.com. À titre informatif seulement La présente publication offre un aperçu des tendances juridiques et des mises à jour connexes à titre informatif seulement. Pour obtenir des conseils personnalisés, veuillez communiquer avec l’un des auteurs. Note : Cette traduction a été générée par l’intelligence artificielle. Auteur(e)sCurtis A. Cusinato, Vice-président et associé • Co-chef de la pratique fusions et acquisitions Toronto • 416.777.5774 • cusinatoc@bennettjones.com Spencer Daniel, Avocat Toronto • 416.777.7803 • danielsp@bennettjones.com Nadia Plawiuk, Avocate Toronto • 416.777.6531 • plawiukn@bennettjones.com | |
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