L’année écoulée a continué d’être une année active en matière de recours collectifs au Canada. Plus de 250 recours ont été intentés devant les tribunaux à travers le pays depuis le début de 2025. Le Québec, l’Ontario et la Colombie-Britannique demeurent les juridictions les plus actives, et la Cour fédérale continue également de recevoir un flux régulier de procédures. Les types de réclamations intentées sont variés, les réclamations en matière de protection des consommateurs étant parmi les plus courantes, aux côtés de la responsabilité du fait des produits, de la protection de la vie privée, de la concurrence, des valeurs mobilières, de la négligence systémique, de l’intelligence artificielle, de l’emploi et d’autres réclamations.
Étant donné le volume continu de dépôts, il n’est pas surprenant que les tribunaux aient eu l’occasion, au cours de la dernière année, de se prononcer sur des questions de recours collectifs qui sont importantes pour les défendeurs auxquels ils sont confrontés. Cette édition 2026 de Poursuites collectives : Perspectives d’avenir met en évidence certains des développements les plus importants qui pourraient façonner la pratique en 2026 et au-delà.
Nous commençons par les principaux développements dans des domaines importants sur le plan national. D’abord, nous examinons l’augmentation des cas de « tarification progressive » qui ont suivi les modifications apportées à la Loi sur la concurrence en 2022. Deux décisions récentes rendues par la Cour fédérale permettent de mieux comprendre comment les tribunaux commencent à examiner ces demandes, tant au stade de la certification qu’au fond. Ensuite, nous examinons la décision de la Cour suprême du Canada dans l’affaire Lundin Mining Corporation c. Markowich, qui a adopté une interprétation large de ce qui constitue un « changement important » en vertu de la législation sur les valeurs mobilières, ce qui pourrait avoir des implications sur la nature et la fréquence des actions collectives en valeurs mobilières au Canada. Enfin, nous nous penchons sur une décision de la Cour fédérale qui a conclu que les lois provinciales sur la protection des consommateurs restreignant les renonciations aux actions collectives et les clauses de règlement des différends ne s’appliquent pas aux demandes présentées devant la Cour fédérale en vertu du droit fédéral.
Ensuite, nous examinons des décisions importantes qui abordent des enjeux majeurs auxquels les tribunaux et les parties sont confrontés, les tribunaux réaffirmant ainsi leur rôle essentiel de gardiens de la certification. Un article examine trois décisions de certification dans le cadre de recours collectifs concernant la protection de la vie privée, dans lesquelles les tribunaux ont examiné de près les allégations de protection de la vie privée et ont refusé la certification dans les cas appropriés. Une autre analyse porte sur deux décisions dans lesquelles les tribunaux ont appliqué le test en deux étapes pour l’exigence de « certain fondement factuel » pour les questions communes, illustrant ainsi la façon dont les tribunaux affinent l’application de ce test aux faits d’une affaire donnée. Le prochain article porte sur la décision de la Cour fédérale établissant le critère pour obtenir l’autorisation de se constituer partie au procès d’intérêt public afin d’exercer un recours privé devant le Tribunal de la concurrence, en confirmant qu’une telle demande doit être appuyée par des preuves suffisantes.
Nous concluons cette édition avec un aperçu des développements procéduraux importants, de la décision de la Cour fédérale de ne pas adopter un seuil de prédominance de type ontarien pour la certification, à la confirmation par la Cour d’appel de la Colombie-Britannique que les règles de preuve ne sont pas assouplies en matière de certification, en passant par la décision de la Cour supérieure de l’Ontario d’autoriser la certification d’une action ontarienne malgré la certification antérieure par la cour de la Colombie-Britannique d’une procédure parallèle et concordante. Cette enquête met en évidence les décisions qui pourraient façonner la défense des actions collectives cette année et à l’avenir.
Groupe Litige Recours collectifs de Bennett Jones
Bennett Jones’ Groupe de litige en recours collectifs continue d’obtenir des succès pour ses clients, notamment dans des affaires complexes et à enjeux élevés portant sur divers sujets, tels que la responsabilité du fait des produits, la concurrence, les litiges en matière de valeurs mobilières et la protection de la vie privée. Bennett Jones a reçu le prix du cabinet de l’année en recours collectifs en 2024 de Chambers Canada, et le groupe de recours collectifs du cabinet conserve un excellent classement pour le règlement des différends par Chambers Canada, Chambers Global, le Legal 500 Canada et le Canadian Legal Lexpert Directory. Les membres de notre groupe de pratique continuent d’être reconnus comme des leaders, et nous avons des experts dans divers domaines à l’échelle du pays. Les coprésidents de notre groupe, Michael A. Eizenga et Emrys Davis, ont remporté six fois le prix du litige collectif de l’année de Benchmark et le prix du litige en matière de concurrence de Benchmark en 2023, respectivement. La codirectrice de notre groupe national de litige, Cheryl Woodin, a également été nommée Litigante de l’année en matière de recours collectifs par Benchmark en 2024. En 2025, les associés de Bennett Jones Michael A. Eizenga, Pascale Dionne-Bourassa (associée directrice, Québec) et Katherine Booth ont co-écrit le manuel « The Canadian Class Actions Handbook » publié par LexisNexis.