Bennett JonesPerspective La Cour fédérale rejette un recours collectif de 5 milliards de dollars canadiens concernant la fixation des prix des médicaments génériquesCheryl Woodin, Emrys Davis, Kolding Larson et Evana Yukanna 1 avril 2026 ![]() Auteur(e)s Cheryl M. WoodinAssociée Emrys DavisAssocié Kolding LarsonAvocat Evana YukannaAvocate La Cour fédérale du Canada a conclu qu’un recours collectif de 5 milliards de dollars canadiens alléguant une entente généralisée visant à fixer les prix des médicaments génériques au Canada n’est pas fondé en fait. Le 20 février 2026, la Cour fédérale a rejeté la requête en autorisation de recours collectif du demandeur. in Kathryn Eaton v. Teva Canada Limited et al., 2026 FC 239, et l’a fait sans permission de modifier. Le demandeur a choisi de ne pas faire appel. La décision réaffirme le rôle important de contrôle d’accès du Tribunal à l’étape de la certification, en particulier lorsque, comme dans le présent cas, le demandeur présente une affaire vaste, mal définie et, ultimement, spéculative. Le résultat a été une victoire importante pour les défendeurs, y compris Pharmascience Inc., une entreprise canadienne sans activités aux États-Unis et sans implication dans les procédures d’application de la loi américaines sur lesquelles reposait la théorie du complot du demandeur.1 ContexteLa demanderesse, Kathryn Eaton, a demandé l’autorisation d’agir au nom de toutes les personnes au Canada qui ont acheté des médicaments génériques à leurs frais ou par l’intermédiaire de régimes d’assurance-médicaments privés à partir du 1ᵉʳ janvier 2012, réclamant 5 milliards de dollars canadiens en dommages-intérêts en vertu de la Loi sur la concurrence. La demande alléguait une vaste conspiration nord-américaine impliquant plusieurs fabricants de médicaments génériques – y compris des sociétés qui opèrent uniquement au Canada – visant à fixer les prix et à répartir le marché des médicaments génériques. La décision : quatre critères sur cinq n’ont pas été satisfaits.La Cour fédérale a conclu que le demandeur n’avait pas satisfait à quatre des cinq critères de certification en vertu de Rule 334.16(1) des Règles de la Cour fédérale, constatant que : a) la déclaration de demande ne révélait aucune cause d’action raisonnable ; b) il n’existait aucun point commun de droit ou de fait ; c) une action collective n’était pas la procédure préférable ; et d) il n’y avait pas de représentant de groupe approprié. La requête a été rejetée sans permission de la modifier, ce qui met fin à l’affaire. Sur la base des éléments de preuve, le tribunal a conclu que les documents relatifs aux litiges américains offraient un « faible soutien » aux prétentions du demandeur, car les marchés canadiens et américains des médicaments génériques sont « distincts et différents », avec des cadres réglementaires différents. Le tribunal a également rejeté la caractérisation faite par le demandeur des rabais accordés en dehors de la facture, parfois utilisés par les fabricants pour se concurrencer dans le secteur des pharmacies, comme des « pots-de-vin » illégaux. Le tribunal a reconnu qu’ils sont en fait autorisés en vertu du cadre réglementaire canadien et qu’ils représentent une forme de concurrence reconnue entre les fabricants de médicaments génériques, conformément aux conclusions de l’Bureau de la concurrence et de la Cour supérieure de l’Ontario. in Spina v. Shoppers Drug Mart Inc., 2023 ONSC 1086. Tout au long de la décision, la Cour fédérale a confirmé son point de vue exprimé dans Jensen v. Samsung Electronics Co Ltd., 2021 FC 1185 (confirmé 2023 FCA 89) que la certification est conçue pour être un « dispositif de contrôle significatif », et non un « exercice de tamponnage en caoutchouc ou un examen symbolique », et qu’une action en conspiration en vertu de l’article 45 ne peut être intentée sur la base de « pures spéculations ou de vœux pieux ». Principaux points à retenir
La décision précise que les demandeurs ne peuvent pas se fier aux actions d’application américaines pour remplacer des prétentions correctement allégées et étayées devant les tribunaux canadiens et souligne les normes rigoureuses de plaidoirie et de preuve qui doivent être respectées avant qu’une action collective en concurrence de cette envergure puisse être autorisée. 1 Bennett Jones a agi pour Pharmascience Inc. dans cette affaire. Demandes de republication Pour obtenir l’autorisation de republier la présente publication ou toute autre publication, veuillez communiquer avec Bryan Canning at canningb@bennettjones.com. À titre informatif seulement La présente publication offre un aperçu des tendances juridiques et des mises à jour connexes à titre informatif seulement. Pour obtenir des conseils personnalisés, veuillez communiquer avec l’un des auteurs. Note : Cette traduction a été générée par l’intelligence artificielle. Auteur(e)sCheryl M. Woodin, Associée • Cochef du groupe Litige et règlement des différends Toronto • 416.777.6550 • woodinc@bennettjones.com Emrys Davis, Associé • Cochef, Actions collectives Toronto • 416.777.6242 • davise@bennettjones.com Kolding Larson, Avocat Toronto • 416.777.7829 • larsonk@bennettjones.com Evana Yukanna, Avocate Toronto • 416.777.7861 • yukannae@bennettjones.com |
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