Bennett JonesPerspective L’ASC propose des modifications aux régimes d’offre publique d’achat, d’offre d’achat et d’avertissement précoceKristopher R. Hanc, Brent W. Kraus, Christopher J. Doucet, Lisa Kakoske, Vanessa Trépanier, Vincent Yagayandi et Devon Oates 2 juin 2026 ![]() Auteur(e)s Kristopher R. HancAssocié Brent W. KrausCochef des services Fusions et acquisitions Christopher J. DoucetAssocié Lisa KakoskeAssociée Vanessa TrépanierAssociée Vincent YagayandiAvocat Devon OatesAvocat Le 14 mai 2026, les Autorités canadiennes en valeurs mobilières (ACVM) ont publié un large avis et une demande de commentaires proposant des modifications et des changements aux régimes canadien d’offre publique d’achat, d’offre publique de rachat et de déclaration de participation bénéficiaire (collectivement, les modifications proposées). Les modifications proposées visent à accroître la souplesse des rachats d’actions, à améliorer la transparence des produits dérivés, à réduire le fardeau réglementaire et à renforcer l’intégrité des régimes de mise en offre publique d’achat, d’offre publique de rachat et de communication sur les changements de contrôle. Commentaires ouverts jusqu’au 12 août 2026. Cette mise à jour résume les principaux éléments des modifications proposées et met en évidence les implications pratiques pour les émetteurs, les soumissionnaires, les activistes et les investisseurs institutionnels. Exemption de rachat sélectifL’une des propositions les plus importantes est une nouvelle dispense qui permettrait aux émetteurs de racheter leurs titres par le biais d’ententes privées bilatérales (la DRE). Il n’existe actuellement aucun équivalent à l’exemption d’« entente privée » en matière d’offre publique de rachat, et les lois canadiennes sur les valeurs mobilières exigent généralement que les émetteurs se conforment aux exigences complètes en matière d’offre publique de rachat énoncées dans l’Instrument national 62-104 – Offres publiques d’achat et offres publiques de rachat ou obtiennent une dispense pour les rachats sélectifs, ce qui, selon les observations reçues par l’ASC, est particulièrement restrictif par rapport aux règles américaines comparables. Le SRE serait disponible si toutes les conditions suivantes sont remplies :
Les titres acquis en vertu du PSR ne réduiraient pas la capacité du RNCI, ce qui signifie qu’un émetteur pourrait potentiellement racheter jusqu’à environ 20 % d’une catégorie au cours d’une période de 12 mois en combinant le PSR, l’exemption pour les employés, les dirigeants, les administrateurs et les consultants, et l’exemption du RNCI. Divulgation accrue des dérivés équivalents en capitaux propresLes modifications proposées introduiraient de nouvelles obligations de divulgation concernant les dérivés équivalents en actions dans les notes d’information et les circulaires de sollicitation de procurations. Plutôt que d’adopter un modèle d’agrégation large combinant la propriété bénéficiaire et les intérêts économiques aux fins du seuil de mise en garde précoce de 10 % (MPE), l’ASC a plutôt axé les nouvelles obligations de divulgation sur les situations où l’on demande aux actionnaires de prendre des décisions de vente ou de vote. Une nouvelle définition, « dérivé équivalent en capitaux propres », permettrait de regrouper les dérivés offrant une exposition économique essentiellement équivalente à la propriété bénéficiaire des titres de référence. L’ACVM a proposé des directives selon lesquelles un dérivé ou une combinaison de dérivés offrant un taux de rendement entre 90 % et 110 % du rendement du titre de référence répondrait généralement à cette norme. Divulgation du côté de l’offrant. Les circulaires d’offre publique d’achat devraient divulguer tout intérêt dans des dérivés équivalents en actions ou d’autres arrangements affectant l’exposition économique à l’émetteur cible, avec une période de rétroaction de six mois. Pendant la durée d’une offre, les soumissionnaires devraient être tenus de publier un communiqué de presse avant l’ouverture des échanges le prochain jour ouvrable suivant tout changement de ces positions, et de décrire toute relation entre le soumissionnaire (ou un acteur conjoint) et une contrepartie qui pourrait être perçue comme influençant les décisions d’investissement ou de vote de la contrepartie. Demande de divulgation aux actionnaires. Une nouvelle disposition réputative considérerait, pendant la durée d’une sollicitation de procurations pour laquelle une circulaire d’information doit être envoyée, qu’un acquéreur (ou une personne agissant conjointement ou de concert avec l’acquéreur) qui est une contrepartie à un dérivé équivalent en actions a acquis et exerce un contrôle ou une direction sur le titre de référence, aux fins des articles 5.2 et 5.4 de la NI 62‑104, ce qui aurait pour effet que les variations de la position économique globale d’un actionnaire sollicitant par l’intermédiaire de titres ou de dérivés équivalents en actions pourraient déclencher le seuil de DTR à 10 % pendant la période de sollicitation. La disposition de présomption ne s’appliquerait pas aux sollicitations faites en se basant sur les exemptions de « sollicitation discrète » ou de « diffusion publique ». Les circulaires d’information devraient également contenir une divulgation réglementée des positions sur instruments dérivés et des ententes ayant une incidence sur l’exposition économique. Juridiction d’intérêt public. L’ASC a également proposé des directives dans NP 62-203 indiquant que l’utilisation de dérivés équivalents en actions d’une manière abusive envers les marchés financiers pourrait engager le pouvoir discrétionnaire d’intérêt public des autorités en valeurs mobilières. L’ASC souligne les préoccupations liées au fait que les investisseurs ne distinguent pas clairement la propriété bénéficiaire des intérêts économiques dans les divulgations publiques, et que des dérivés sont utilisés pour faire pression sur les contreparties ou pour communiquer des incitations ou des dissuasions commerciales afin d’influencer les résultats des offres publiques d’achat ou des votes. Signalement précoce : orientations améliorées sur les plans et les intentionsL’ASC a exprimé son inquiétude quant au fait que la divulgation obligatoire des plans ou des intentions futures des acquéreurs dans les offres publiques de rachat (OPR) consiste souvent en un langage général et standard, et que les acquéreurs peuvent s’appuyer sur ce langage pour éviter de mettre à jour leurs divulgations, même lorsque leurs intentions deviennent plus précises ou que des mesures concrètes sont prises en vue d’une transaction. Les orientations proposées à la section 3.3 de NP 62-203 permettraient de clarifier les attentes de l’ASC. En particulier :
L’ACVM précise également que ces directives s’appliquent aux informations exigées en vertu des formulaires 62‑103F2 et 62‑103F3 pour les investisseurs institutionnels admissibles. Déclencheurs et seuils de déclaration d’alerte précocePlusieurs autres modifications au cadre d’alerte précoce, qui pourraient avoir un impact important sur les pratiques antérieures, visent à combler les lacunes et les incertitudes d’interprétation :
Dispenses et codification des dispenses discrétionnaires courantesLes modifications proposées comprennent plusieurs changements visant à réduire le fardeau réglementaire et à codifier les allégements que les ACVM ont régulièrement accordés sur demande :
Si vous avez des questions concernant les modifications proposées ou leur impact potentiel, veuillez communiquer avec les auteurs ou l’un des membres de notre équipe Marchés des capitaux. Demandes de republication Pour obtenir l’autorisation de republier la présente publication ou toute autre publication, veuillez communiquer avec Erica Wirthlin à wirthline@bennettjones.com. À titre informatif seulement La présente publication offre un aperçu des tendances juridiques et des mises à jour connexes à titre informatif seulement. Pour obtenir des conseils personnalisés, veuillez communiquer avec l’un des auteurs. Auteur(e)sKristopher R. Hanc, Associé • cochef du Service Droit des sociétés, cochef du groupe de pratique Marchés financiers Toronto • 416.777.7395 • hanck@bennettjones.com Brent W. Kraus, Cochef des services Fusions et acquisitions Calgary • 403.298.3071 • krausb@bennettjones.com Christopher J. Doucet, Associé Toronto • 416.777.7449 • doucetc@bennettjones.com Lisa Kakoske, Associée Vancouver • 604.891.5327 • kakoskel@bennettjones.com Vanessa Trépanier, Associée Montréal • 514.985.4535 • trepanierv@bennettjones.com Vincent Yagayandi, Avocat Vancouver • 604.891.5384 • yagayandiv@bennettjones.com Devon Oates, Avocat Toronto • 416.777.7394 • oatesd@bennettjones.com |
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